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Transparence de la rémunération des CGP

20/02/2008 12:00




Pertinent, l’entretien accordé à Pierrepapier.fr par Jean-Pierre rondeau, le vice-président de l’association des conseils en gestion de patrimoine certifiés (CGPC). Certes, le propos n’est pas forcément neuf, il porte essentiellement sur la fameuse question de la transparence de la rémunération des CGP qui fait débat, depuis plusieurs mois. Mais les explications de Jean-Pierre Rondeau ont le grand mérite de remettre les idées en place.
En premier lieu, pour le dirigeant de CGPC, il est normal que le client sache clairement ce qu’il paie à son conseil. En general, un montant global à partir duquel est calculée la performance du professionnel. Il n’est pas, pour autant, nécessaire, ni sain de connaître au détail prés les marges du professionnel sous prétexte de transparence. Et ce tant que le service rendu sera rémunéré par une commission sur le produit conseillé et vendu, et non en honoraires vérsés par le client.
A l’appui de son raisonnement, Jean-Pierre Rondeau précise que les banques, pourtant soumises aux mêmes critères de transparence, ne font pas de distinction s’agissant de la rémunération de leurs conseillers: elles ont opté pour le versement d’une prime annuelle.
En fait, et selon le dirigeant de CGPC, la confusion vient de l’interprétation de la loi de sécurité financière du 1 er août 2003. Elle instaure deux statuts: celui de conseils en investissements financiers, le CIF et le démarcheur bancaire ou financier. C’est là que réside l’erreur dans la mesure où le législateur a regroupé sous l’appellation CIF deux professions différentes: les conseils en opérations de haut de bilan, autrement dit les spécialistes des fusions et acquisitions ainsi que des introductions en Bourse et les conseillers patrimoniaux, persuadé que les deux professions s’assuraient une rémunération par honoraires exclusivement. Le législateur a retenu dans le même temps que le commissionnement était réservé aux seuls démarcheurs des réseaux de banques et d’assurances.
Comme l’explique Jean-Pierre Rondeau, le législateur a cru règlementer la profession de CGP en créant le métier de CIF, celui qui donne des conseils écrits, faisant la distinction du métier de démarcheur qui vend des produits pour lesquels il a reçu un agrément. La réalité est tout autre, rappelle le vice-président: le CGP donne à la fois des conseils et vend des produits. Et de conclure: avant de parler de transparence des rémunérations, il faudrait peut-être commencer par donner davantage de clarté à la réglementation du métier de CGP. Donc acte.


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